Histoire

Bernard Poulet "En résumé"

 

"D’Homme à Homme" Voici bien un slogan pour le passionné qu’est Bernard Poulet. En effet, sa devise n’est-elle pas :  « La Qualité des Vins passe par la qualité des Hommes ». Son catalogue relève plus d’un annuaire de viticulteurs passionnés que d’une simple liste d’appellations. D’ailleurs, celui-ci est classé par ordre alphabétique, d’Albert Bruno à Xavier Weisskopf !

 

En ce qui concerne l’homme, les qualités les plus souvent citées sont l’honnêteté, le courage, la passion, la fidélité et l’amitié. Il est également un fin dégustateur et ses avis sont souvent pris en compte chez beaucoup de vignerons. Fils de vigneron, ses qualités se retrouvent toutes chez Bernard-négociant et chez Bernard-Viticulteur. Il est l’un des rares négociants en Belgique à connaître toutes les facettes des métiers de la vigne et de la vente de vins fins. Quand il n’est pas aux vendanges ou encore occupé à des mises en bouteilles, il est en route dès l’aube et jusque tard le soir, pour visiter ses amis-clients aux quatre coins du Royaume et même au-delà, puisqu’il a aussi des clients restaurateurs dans le nord de la France et au Grand-duché de Luxembourg.

 

 

 

De sa personnalité, on retient un sens inné des belles découvertes, qu’elles soient gastronomiques, vinicoles, littéraires ou musicales.

 

En 1990, Gérard Garroy rejoint la petite équipe et offre depuis un « plus » dans le service à la clientèle. Depuis toutes ces années, dans une même communauté d’esprit et de goût, ces deux là collaborent dans la recherche de nouveautés. Ensemble, ils visitent salons et foires, parcourent le vignoble français à la recherche de qualité.

 

Bernard Poulet ne manquera jamais de vous faire déguster ses passions vineuses, pour vous surprendre, vous étonner et vous procurer, le principal, le plaisir.J.R. (Vinopres).


Bernard Poulet  "En long et en large"

 

"Hommage aux viticulteurs""La Revue du Vin de France » a écrit il y a quelques années : « Bernard Poulet : Grand spécialiste des vins de la Vallée de Loire".On peut affirmer aujourd’hui que les régions du Languedoc et de la Bourgogne sont également devenues ses "spécialités".

 

Monsieur Poulet est né en Corrèze, d'où dans le passé, beaucoup de commerçants partaient vers le Nord de la France (surtout vers Lille) ou vers la Belgique pour s'installer comme marchand de vins.

 

"C'est ainsi que cela s'est également passé avec mon grand-père, nous explique Monsieur Bernard Poulet. Avant la deuxième guerre mondiale, il prenait la route vers Bruxelles pour y vendre des vins de France, principalement les vins de Bordeaux de la famille Nony. Mais quand la guerre a été déclarée, il a été obligé de rentrer d’urgence en France. Hélas les Allemands lui ont dérobé le stock invendu qu'il ramenait chez lui. Après la guerre mon père, Jean Poulet, a rejoint mon grand-père. Ensemble, dans ces années 1950, ils ont repris la route vers la Belgique. La réputation des Belges comme amateurs de bons vins, étaient bien connue déjà à cette époque. Suite à la guerre le vin manquait et ils en furent particulièrement bien accueillis".

 

Bien que d'origine Française, la famille Poulet a rapidement tissé des liens avec la Belgique. Il était donc prévisible que le jeune Bernard Poulet parte aussi pour le Nord.

 

 

 

 

"J'ai grandi dans le monde du vin et j'ai toujours apprécié le contact avec les viticulteurs. Travailler pour défendre leurs productions était pour moi quelque chose d'évident. J'ai donc suivi ma formation à Beaune, et ensuite j’ai eu la chance de faire de multiples stages dans des vignobles à travers le monde. A mon retour, j’ai rejoint mon père, pour travailler à ses côté quelques mois jusqu’à son départ pour sa propriété du Beaujolais le Château Lagrange Cochard".

 

Mais là où le "père Poulet" vendait surtout des vins de Bordeaux et du Beaujolais (de son Domaine à Villié-Morgon, acheté en 1962), son fils Bernard allait mettre en avant bien d’autres régions Françaises, dont la Bourgogne où il trouvait des vins plus fins qu’à Bordeaux. Une autre vision, qui amenait souvent des discussions houleuses entre père et fils.

 

"En 1974, j’ai créé ma première société (Lips) , et en janvier 1980, j’ai racheté celle de mon père. C’est donc au début des années 1980 que j’ai importé mes premiers Domaines Français et c’est, en premier lieu, vers les vins de la Vallée de la Loire que je me suis dirigé. D’abord à l’époque, la plupart des appellations étaient rares et méconnues en Belgique, ensuite parce qu’ils étaient d’un formidable rapport qualité prix et aussi parce qu’ils avaient une rotation rapide dans les restaurants. Avec les années, la qualité n’a jamais cessé d’augmenter dans ce beau Pays de Loire".

 

Depuis ses premières années d’existence, la Maison Poulet n’a cessé d’augmenter ses références de qualités, en restant toujours fidèle aux vins Français, malgré les modes et les demandes. Comme le signale Bernard "Il faut être réaliste, pour vendre des vins du Chili ou de Nouvelle-Zélande, il faut nécessairement voyager régulièrement là-bas pour visiter et connaître ses vignerons ! Déjà, avec la France, je fais assez de voyage !".

 

Quelques Bordeaux (ami de trente ans comme ceux de Michel Ponty) sont toujours proposés, "Mais ce sont généralement les vins de Bordeaux qui correspondent le moins à notre philosophie " dit Bernard fermement."Nous ne voulons pas vendre des vins à des prix déraisonnablement élevés ! Ce n'est pas correct envers nos clients. Nous ne sommes pas de marchands de caisses, mais de vins. Les beaux vins doivent être accessibles à tous, tout comme l'art".

 

Pour ce qui est des prix discounts, des gros rabais et des démarques dans le vin, Bernard est clair : "En dessous d’un certain prix, nous ne parlons plus de "vin", mais d’un autre "produit". Je ne comprends pas comment on peut mettre son âme et faire parler le terroir dans un vin de quelques euros. C'est impossible. Ce ne sont pas des vins, ce n'est que vendre pour vendre ! Et ce n'est pas ainsi que nous voyons notre métier. A la maison Poulet, nous partageons tous une passion".

 

En août 1990, Gérard Garroy rejoint la société Bernard Poulet. La même année il gagne le trophée du ‘meilleur Sommelier de Belgique’.Bernard et Gérard se connaissaient déjà depuis 1982, car Gérard était sommelier dans un des restaurants où Bernard Poulet livrait toutes les semaines. Ils vont ainsi se croiser pendant 8 ans dans les différents établissements où Gérard fera entrer Bernard comme fournisseur. Avec les années, la complicité et la confiance entre les deux hommes n’ont jamais cessé de grandir. Depuis plus de vingt ans, ils sillonnent les différents salons professionnels , ils organisent de superbes dégustations, avec de grands chefs, et de somptueux repas, ils découvrent chaque année de jeunes vignerons prometteurs.

 

Aujourd'hui, Bernard et Gérard ont une vision lucide sur les vins qu'ils cherchent et qu'ils veulent défendre : "Des vins avec une âme, qui laissent parler le terroir et qui ont de l’élégance et de la finesse. Le plus important, pour nous disent-ils restera toujours l’homme ou la femme, qui sont derrière le vin. ! Nous aimons aussi mettre en valeur nos vins avec la belle gastronomie car un vin ne se présentera jamais de la même façon qu’il soit seul ou accompagné d’une belle assiette".